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HISTOIRE

Premier épisode | Épisode précédent

Étudiant appliqué | S11 | La saison des aveux

6 | Loup blanc, loup noir

Le récit d’Adrien

Lors du retour à pied par la plage, nous marchons dans les vagues mourantes qui viennent nous tremper les pieds. Toni gambade comme un chien fou, chantant à tue-tête ce vieux tube de Donna Summer en se dandinant comme un gogo boy de boite gay entre deux pirouettes de jeune homme athlétique propulsé par ses cuisses puissantes.

- « hooo! i feel love, i feel love, i feel love … »

Et cette joie saine et tonitruante me ravit et me le rend précieux !

Non seulement parce que c’est un beau jeune homme plein de vie et qu’il est mon amant, mais aussi parce que, bien que consécutif à mes demi-confidences prudentes, son chant ne m’est pas uniquement destiné. Même couvert par le fracas de la houle, il me parait être une affirmation à la face du monde, volontaire et lumineuse, celle d’une assurance et d’une autonomie nouvelles. Et j’aime le voir ainsi à mes côtés : épanoui, joyeux …

Quand nous remontons la dune pour rejoindre le parking, je le reluque planter fermement son pied dans le sable meuble pour assurer son appui dans cette pente qui se dérobe sous les pas, puis tendre sa cuisse et sa fesse, fortes et velues, pour se redresser avec ce léger déhanchement au changement d’appui.

Que ce bel arrière train charnu de footeux poilu m’évoque de plaisirs !

D’ailleurs, en relevant les yeux, je découvre à son sourire ironique qu’il m’observait alors que je détaillais son anatomie. Et sa prunelle a un air de défi. Aussi, lorsqu’il se penche pour détacher son vélo, je retiens mon geste pour ne venir qu’effleurer sa peau déjà hâlée du bout des doigts.

- « Humm Toni ! Tout un week-end à examiner tes jolies formes dévoilées, sous toutes les coutures … »

Il se retourne, me regarde, haussant le sourcil sur un œil terne.

- « Eh bien, attrape-moi donc si tu peux ! »

Et, enfourchant sa bicyclette, il démarre à fond de train, me laissant à la traîne et je le rejoins en roulant paisiblement jusqu’au bungalow. Mais là, depuis la galerie, il me tend déjà mes affaires de toilette.

Nous entrons dans la douche commune sur les talons de Cédric et Yohann qui accrochent leurs serviettes aux patères. Ils connaissent, à l’évidence, une étroite proximité physique. Bruno, lui, est déjà sous le jet d’eau chaude et Toni se place à son côté. Les regards s’échangent complices et bienveillants puis les deux compères quinquagénaires savonnent énergiquement à quatre mains le dos d’un Cédric qui se prête complaisamment au rôle d’objet de toutes leurs attentions.

Ensuite, Bruno, les paluches pleines de mousse, se retourne vers Toni qui, à son tour et en riant, lui présente son dos, enroulant les épaules pour l’étirer et lui le frictionne avec des coups d’œil à mon intention, comme un représentant de commerce cherchant, pour me convaincre, à me faire apprécier les jolies épaules, la ferme chute de reins. Mais leurs quatre yeux sont braqués sur moi et m’associent et si l’eau couvre leurs paroles, je lis le miel dans le regard de Toni et la complicité réjouie dans celui de Bruno qui, d’une claque sèche sur la fesse, lui signifie le terme de son débarbouillage et le renvoie vers moi en me décochant un large sourire entendu.

Je ne suis pas très démonstratif en public, même devant des personnes de confiance. Mais, en cet instant, je perçois que c’est justement dans sa retenue que mon assurance tranquille confirme la solidité du lien entre Toni et moi.

Je ne sais plus qui en a lancé l’idée mais nous voilà tous joyeusement réunis autour d’une table pour dîner. Les conversations vont bon train et sur un ton beaucoup plus familier que la veille, Cédric et Toni, semblant moins sur leurs gardes, sont plus enclins à parler d’eux-mêmes. Ce dernier quête régulièrement mon approbation d’un regard et sa main vient, à l’aveugle, brièvement au contact de mon bras ou de ma cuisse, comme s’il voulait s’assurer de mon soutien à ses propres projets. Lorsqu’on nous sert les boissons, il tend son verre avec empressement pour qu’on le remplisse de vin rouge qu’il boit un peu mécaniquement, dans l’échauffement de la discussion.

Et, dans cet entre-deux tours, le sujet de l’élection présidentielle arrive immanquablement. Toni prend alors une part active aux échanges. Parce qu’il est gay et petit-fils d’immigrés chassés par la dictature Salazar, il s’élève contre toute tentation de l’extrême droite mais également, à ma grande surprise, en faveur d’un Emmanuel Macron qu’il juge jeune, dynamique, compétent et surtout fervent partisan de cette Union Européenne qui garantit la paix et la libre circulation de tous les citoyens du continent, ce qui a permis la réunion des siens.

Je le découvre débatteur attentif et engagé, avec une vraie conviction ancrée dans son histoire familiale. Sa facette de leader. Sourcils froncés, regard pénétrant et usant de son sourire charmeur, il affirme son caractère et ne s’en laisse pas compter, notamment sur ce dernier chapitre, rappelant habilement, entre autre, que l’aide européenne au développement apportée à son pays y a stoppé l’émigration, notamment vers la France.

Et il vide encore son verre ! Pour le tendre aussitôt, afin qu’on le remplisse. Amusé, je ne manque pas, à plusieurs reprises, de l’inviter à boire également beaucoup d’eau.

Nous nous séparons, plus copains que jamais, dans d’affectueuses brassées, Yohann me glissant à l’oreille « Il est charmant, ton Toni » qui me remplit d’aise.

Mais Toni, lui, me souffle un « je crois que j’ai trop bu, Adrien » dont la clairvoyance me fait sourire. Quand nous rentrons, je lui fais avaler encore de grands verres d’eau et, aussitôt que couché, il s’endort sur le dos, bouche ouverte, faisant rapidement entendre un éloquent ronflement. Je me glisse dans le lit, il se tourne vers moi et vient se blottir, avec force petits bruits de bouche, puis il s’apaise, une main posée sur mon torse.

Je souris de moi-même en mon for intérieur, et de cette scène domestique plutôt pitoyable avec mon joli poilu un peu bourré qui s’endort aussitôt et ronfle comme un vieux moteur, bien loin de l’idéal viril de l’homme fort et autonome mais, surtout, … je m’en trouve profondément attendri.

Et je me remémore à loisir les diverses facettes que ce jeune homme, maintenant assoupi en confiance à mon côté, m’a montré tout au long de cette journée, certaines qui, prévisibles, me sont d’avance familières comme celles qui me surprennent et ajoutent à ma vie.

Si, lors de notre rencontre, d’infimes différences, comme quelques centimètres entre nos tailles, quelques années, des origines géographiques et des situations sociales différentes, …, tout ce qui nous oppose avait servi à nous définir l’un pour l’autre, nous distinguer, ces éléments, s’ils persistent évidemment aujourd’hui, ont changé de statut, devenant accessoires.

Ils nous complètent, nous renforcent, ils scellent désormais notre singularité qui perdure par-delà ceux, infiniment plus nombreux, qui sont communs à nos deux humanités et, eux, nous réunissent. Des dispositions plutôt que des traits : une rationalité, une exigence avec soi-même - la seule personne sur laquelle on ait prise -, le courage – une prise de risque assumée - de parier sur la sincérité de l’autre, sa confiance et sa loyauté … pour ajouter du positif à nos vies.

Me revient alors cette allégorie que mon père me racontait.

Chaque humain a, en lui, deux loups : un blanc et un noir. Le premier représente la partie positive qui est en nous : il est accueillant, dynamique, respectueux, fraternel, attentif, curieux, joyeux, bienveillant et aspire à la concorde quand le noir est envieux, sournois, dissimulé, qu’il attise les peurs, juge et condamne, sanguinaire et impitoyable.

L’enfant, à qui on conte cette fable, demande alors quel loup est le plus fort et finit par triompher.

- « Celui qui gagne est celui que tu nourris ! »

Par sa présence, Toni m’a rendu à une existence plus sensible au monde et aux autres. Il enrichit ma vie. J’aime veiller sur lui, même lorsque, pris de boisson, il ronfle bruyamment comme un vieux moteur qui tousse.

Alors, tout attendri, et heureux de l’être, je peux glisser à mon tour dans le sommeil.


* « ? Mode d’emploi : Enregistrée en juin 1962, elle y donne la réplique à Théophánis Lamboukas, dit Théo Sarapo et la chanson sera un succès international. Le 9 octobre 1962, à la mairie du 16e arrondissement de Paris, elle épouse Théo Sarapo, âgé de 26 ans, de vingt ans son cadet. Il la soignera jusqu’à sa mort, à Grasse le 10 octobre 1963.

*

Amical72

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