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HISTOIRE

Agriculteur

Saison 6 | Chapitre 1 | Baby sitting

Nous avons dégusté les cèpes cueillis avec le patron ce matin.

Moi avec Monique, dans la cuisine, et lui, dans la grande maison, avec la patronne et son fils. Et alors ? Il y a le temps que nous partageons et le temps pour « ses obligations » où, moi, j’ai ma liberté.

Et puis, il y a tous ces moments, toujours discrets, que nous savons nous inventer et où nous sommes collègues, complices, hédonistes et/ou amants. Et d’ailleurs, je l’attends en vaquant dans la sellerie.

D’un coup, il est là, déjà plaqué contre mon dos, son menton crochetant mon épaule, m’emprisonnant de ses bras :

 – « à ma merci, Julien » Je ronronne sans m’opposer, ni à sa barbe qui me griffe jusqu’à ce que sa bouche se pose en ventouse dans mon cou, ni à sa traction qui plaque mes fesses sur sa queue raide, ni à sa main qui glisse pour mouler la mienne qui s’est instantanément durcie. Je ferme les yeux pour me concentrer sur lui, là, qui se blottit contre moi, sa chaleur, son étreinte, son odeur, sa présence. Le cul du commercial, Marc, me fait triquer comme un fou tant il est chaud ; la fourrure de Gilles m’excite comme un pou ; le désarroi de Claude m’a bouleversé mais, avec Lecourt, c’est tout autre chose encore. Quelque chose qui m’envahit et à quoi je dois absolument laisser libre cours pour ne pas étouffer. Alors je me dégage souplement de son emprise, me retourne face à lui et me recroqueville, m’affalant sur moi-même, épaules tombantes, nuque courbée. Il rit :

 - « à quoi joues-tu, Julien ? » et il se penche, glisse une main sous chacune de mes aisselles, me redresse, pantin aux muscles laxes, pour m’interroger du regard :

 - « tu l’as dit, patron, je suis à ta merci » et, devant son air interrogatif, je poursuis :

- « tu décides de m’installer ici en disant que je suis méritant, soit ! Mais moi, je veux rester parce que … c’est … »

Putain, c’est trop dur à dire et ses yeux dans les miens, qui attendent la suite, ses sourcils froncés, inquiets de ce qui va suivre …Mais je ne peux pas ne rien dire, parce que ce qui me ferait rester, ce n’est ni l’endroit pourtant idéal, ni la sécurité pourtant essentielle d’avoir enfin une situation …

- « parce que je veux continuer à partager des moments avec toi autant que faire se peut »

Il me sourit finement en secouant lentement la tête, l’air navré :

 - « Julien, je suis … » mais je l’interromps en fendant l’air du tranchant d’une main péremptoire :

- « je sais déjà tout ce que tu es et je m’en accommode … mais avant de sauter dans cet inconnu que tu me proposes, j’ai besoin d’entendre quelque chose de toi »

Alors il sourit, réfléchit quelques secondes puis prend un air finaud et un ton docte :

- « Toi, tu dois connaitre cette anecdote ! Pressé de s’expliquer sur son amitié avec Etienne de la Boétie, Michel de Montaigne disait : cela ne peut s’exprimer ! avant que l’on retrouve, écrit de sa main en marge de son exemplaire des Essais : parce que c’était lui, parce que c’était moi *1 … Que dis-tu de ça, gars Julien, humm ? Est-ce qu’en plus, ça t’en bouche pas un coin ? »

Son sourire s’épanouit et je ne peux que lui tirer mon chapeau pour cette habile et jolie pirouette littéraire. Quel jeune gay, qu’on pensait studieusement plongé dans la lecture exigeante d’extraits des Essais dans son fameux manuel du XVIème siècle, ne s’est plutôt perdu en supputations sur la nature des liens entre Montaigne et La Boétie ? Sans d’ailleurs pouvoir percer leur secret au jour, ni dissiper le doute … et cela me convient assez.

Même si, encore une fois, lui, il n’a rien dit … mais.

Je rapproche nos visages d’une main sur sa nuque et ma langue, vient finement s’insinuer entre ses lèvres :

- « j’ai envie de nous cacher de l’automne sous l’édredon, patron ! Suis-moi »

Mais j’ai aussi besoin d’adopter une retenue rassurante ! Les horizons qui viennent de s’ouvrir devant moi sont si vastes que je me sens minuscule et un peu abasourdi. J’ai besoin de remettre mes pieds dans mes traces précédentes, de marcher sur des chemins connus et faciles, pour tenter ensuite de regarder sereinement se préciser cet avenir esquissé. Alors nouer ma langue à celle de Lecourt et frotter ma peau, mon poil aux siens, respirer son odeur et l’écouter soupirer sous mes caresses, cela me permet de m’abandonner entre ses mains pour nous faire partager de douces glissades, le friselis de légers frissons, la suffocation de soupirs retenus, la jouissance comme un doux apaisement et la réassurance d’une solide complicité qui nous fait nous accorder sans mot dire. Il me laisse rasséréné, paisible, presque joyeux. Et, seul sous la douche, plus tard, je m’octroie une douceur solitaire supplémentaire en repensant à sa grosse main rugueuse qui me conduit jusqu’à un plaisir dont il suit la progression d’un œil attentif et attentionné.

Je fais un dernier tour de ferme dans le soir qui tombe : tout ce décor a changé de sens. J’y étais un « invité », tout à la joie et à la légèreté de ce privilège, témoin extérieur qui pouvait prêter main forte et là, d’un coup, je me sens investi d’une responsabilité ; celle de VIVRE ici et d’en être comptable ; or, dans la grande chaine de la transmission, je deviens un relais, un maillon. Une lourde tâche qui me donne un peu le trac.

Et puis, je vois se réaliser un rêve que j’ai cultivé avec la foi du charbonnier : devenir agriculteur, moi, le Julien-sans-terre et sans fric. Autant dire que j’avais peu de chance d’accéder à ce statut et voilà que, d’un coup, il m’est offert ; cette proposition est pour tout dire si extraordinaire que je ne sais ce qu’elle me réserve et que j’appréhende de devoir la payer cher ... Je sais aussi que, s’il est élu à la Chambre, et il le sera très probablement, il ne pourra mener de front Les Chênaies et ses responsabilités, qu’il a besoin d’une personne de confiance ici. Une opportunité calculée qui, clairement, nous accorde comme deux larrons.

Le matin, je termine le curage du dernier box quand il apparait, portant Adrien dans ses bras. Nous sommes dimanche matin, alors, papa est baby sitter à l’heure de l’office. Je me nettoie promptement les mains et les tends vers l’enfant, toujours babillant comme à son habitude. Lecourt me le confie et nous regarde jouer quelques minutes avec amusement puis, soudain :

- « oh, j’ai oublié quelque chose … je reviens » et il tourne précipitamment les talons sans que je sache s’il en a pour trois minutes ou une heure, une situation que je déteste pour ce qu’elle me tient captif.

Mais contre mauvaise fortune, je prends le parti de la patience, étale une couverture brune sur le matelas de paille jonchant le sol et m’y allonge sur le dos, le petit garçon en équilibre à califourchon sur moi. Adrien cherche aussitôt à se redresser en s’aidant de ses bras et de ses jambes et je roule légèrement de gauche à droite pour lui compliquer la tâche. Chaque fois qu’il est déséquilibré mais parvient cependant à rester en place, il éclate bruyamment de rire et, s’il glisse, je le rattrape pour le maintenir en selle provoquant, après quelques secondes de sidération, la même démonstration de joie. Il soulève alors sa main droite et m’en frappe le torse à répétition, prétexte aux mêmes manifestations sonores. Il se balance vigoureusement, en ressort, sur ses quatre membres, montrant une belle tonicité motrice et rit, encore une fois, en enfant joyeux et confiant. Je suis tout au bonheur de ce moment quand soudainement reparait Lecourt :

- « on vous entend rire depuis la cour » Aussitôt je lui tends Adrien en protestant :

- « tu abuses, patron ! La garde d’enfant est pas dans mon contrat et je suis pas qualifié » Il me regarde l’air narquois :

- « ah oui ! Et ça ne te fait pas envie ? »

SI ! … Terriblement ! Et il le sait parfaitement. (à suivre)

*1 En mars 1580, à Bordeaux. Dans la première édition de ses fameux " Essais ", Michel de Montaigne écrit à propos de son amitié avec Etienne de La Boétie : " Si on me presse de dire pourquoi je l’aimais, je sens que cela ne peut s’exprimer. "

Quinze ans plus tard, dans l’édition posthume dite " d'après l'exemplaire de Bordeaux " on peut lire la formule célèbre : " parce que c’était lui, parce que c’était moi ". Cet ajout a été fait par l'auteur lui-même, dans la marge de son exemplaire personnel édité en 1588. La découverte de cette anecdote, sur laquelle mon manuel scolaire restait discret, m’a souvent entrainé dans des rêveries romantiques : jusqu’où allait cette amitié entre les deux hommes ?

Amical72

Suite de l'histoire

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